Cette année encore, la ville d'Angers, en partenariat avec le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS), Angers Loire Métropole, les associations angevines de personnes à mobilité réduite ou présentant un handicap visuel, auditif ou intellectuel et pour la première fois, avec la CAPEB (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Batiment), présentaient un pôle "habitat facile à vivre" auquel NETISSAGE était associé. Ce pôle dédié à l'habitat adapté et accessible a permis aux visiteurs de découvrir une zone d'exposition avec trois pièces de vie aménagées (hall d'entrée, cuisine et salle de bain), ainsi qu'une maquette ludique et pédagogique d'un habitat "facile à vivre". L'occasion pour tout un chacun de parfaire ou d'initier sa connaissance des problématiques liées à la perte d'autonomie quel que soit le handicap sous-jacent.

L'un des temps fort, pour les professionnels présents sur le salon en lien avec cette thématique de l'habitat facile à vivre, restera la table ronde du vendredi 19 septembre, présentée par Rose marie Veron, adjointe au maire d'Angers chargée de l'Action Sociale et de la citoyenneté et animée par Nadia Sahmi longé, architecte DPLG (cabinet Cogito Ergo Sum) et consultante experte sur les notions d'accessibilité et d'adaptation du logement, co-auteur du guide "concevoir des espaces accessibles à tous". Au passage, je vous encourage à découvrir l'interview de Nadia Sahmi Longé sur le site de la Philarmonie de Paris.

Accessibilité 2

Cet évènement aura permis de réunir autour d'une même table l'ensemble des intervenants et des corps de métiers du bâtiment, parties prenantes du processus de création et de réalisation de l'habitat. Architectes, maîtres d'œuvre, équipementiers, électriciens, plombiers, mais aussi, bailleurs sociaux, économistes, représentant d'associations liées aux handicaps, notamment le comité de liaison des handicapés (CLH) et la MDPH d'Angers, ont échangé plus de deux heures sur ce sujet.

Des notions et des conclusions fortes ont été énoncées, même si certaines résonnent comme des évidences :

  • Placer la "qualité d'usage pour tous" au centre des réflexions en amont des projets de construction. L'anticipation et le bon sens doivent être les maîtres mots dans tous projets de construction.
  • Le bâtiment le mieux adapté est celui qui incorpore le moins d'éléments techniques spécifiques : l'idée consiste à bannir les éléments stigmatisants au profit de solutions ingénieuses, inventives et astucieuses. Faire de "l'adapté", ce n'est pas faire du "médicalisé" . Nadia Sahmi longé a présenté un exemple de réalisation bien réelle d'une salle de bain tout à fait adaptée au contraintes liées à la majorité des handicaps, et pourtant exempte de toute forme d'élément stigmatisant.
  • Le logement pour tous, c'est de la la technique, certes, mais du beau surtout ! Derrière cette phrase se cache une notion oublié : on peut faire "beau" tout en faisant "pratique".